A PROPOS DE NOUS

Le Festival de Cinéma Aborigène Australien à Paris fera découvrir au public français la spécificité et la force vitale de la nouvelle vague aborigène dans le cinéma australien.

Les Aborigènes australiens ont figuré dans quelques 10 000 films tournés par des anthropologues, des documentaristes, des universitaires et des historiens depuis la colonisation européenne.

Au début des années 1990, quatre heures de films seulement avaient été tournées par des Aborigènes eux-mêmes.Dans les années 1970, des mouvements de résistance côtoient la naissance du théâtre noir australien à Sydney, la danse contemporaine aborigène ainsi que la grande révolution de l’art du Western Desert et Papunja Tula. Pourtant aucun film n’a été tourné avec un aborigène en tant que réalisateur, producteur ou scénariste.

Il faut attendre 1992 pour voir le premier fiction réalisé par un cinéaste aborigène : Jindalee Lady de Brian Syron. En 1993, Tracey Moffat réalise Bedevil sélectionné pour Cannes dans la catégorie Un Certain Regard.

Tracey Moffat représente non seulement le début de la Nouvelle Vague dans le cinéma aborigène australien, mais elle fut aussi la première cinéaste à mettre la question des origines et de l’identité nationale au coeur de ses films.

Notre festival, par ses choix de programmation et des ciné-débats, posera les mêmes questions.
Comment les aborigènes se voient-ils aujourd’hui ?
Quel est le regard aborigène ?

La poignée de cinéastes qui luttait pour se faire entendre est devenue aujourd’hui une industrie plus que florissante. Le succès de Samson et Delilah en 2009 (Caméra d’Or au 62e Festival de Cannes) et Les Saphirs en 2012 nous montrent l’importance créative et culturelle d’un nouveau mouvement du cinéma aborigène australien sur la scène internationale.

C’est avec un grand plaisir que je vous invite à découvrir à travers notre festival un tout autre regard sur l’Australie.

Greta Morton Elangué
Directrice Artistique